éthic étapes CIS de Valcenis > Individuels et familles >> Hiver >>> Village de Val Cenis >>>> Le village de Lanslebourg Découvrez le patrimoine de la région : l'habitat rural traditionnel en Haute-Maurienne
Dans ces trois villages, observons -la guerre n'en n'a épargné que quelques-unes- un type d'habitation un peu différent, avec des écuries voûtées (fig. 1 ) sur lesquelles sont disposées la cuisine et les chambres (en façade Sud), le tout légèrement exhaussé par rapport à la rue et desservi par un petit escalier; au Nord, est placée la grange. Pourquoi une telle disposition ? J. Robert (cf. Bibliographie) penche pour un genre de vie à cohabitation modifié plutôt que pour une influence ethnique venue d'Italie (ce qui n'explique pas la présence de voûte à la place de plafond en bois).
D'autre part, à Lanslebourg, le même auteur ajoute un autre type disparu avec la guerre: la maison ramassée, routière, particulière aux bourgs voués au trafic, au passage. La très vaste écurie voûtée construite de plein pied qui subsiste encore en est-elle un reste ? De nombreuses maisons possèdent d'ailleurs des chambres en étage réservées aux voyageurs, ce qui donnait à la rue centrale avec l'ancien hôtel réservé à l'origine aux fonctionnaires de Napoléon et un vaste bâtiment de trois étages, un aspect semi-urbain (fig. 2).
En amont de Saint-Julien et jusqu'à Sollières inclus "cette maison peut être considérée comme l'habitat type de la vallée de l'Arc". Si l'on peut invoquer la rudesse encore forte des hivers entre 1.000 et 1.500 mètres pour justifier le fait que le paysan-éleveur préfère ne pas avoir à sortir pour s'occuper de son étable, il est difficile de préciser la raison profonde d'une disposition aussi particulière, d'autant plus que deux types locaux apparaissent:
Nous la trouvons à MODANE, VILLARODIN, AVRIEUX et AUSSOIS avec une grande variété de genres. Dans les trois premiers, une large ouverture commune aux hommes et aux animaux débouche sur une cour (le coort) d'où d'autres portes mènent à la cuisine jouxtant la chambre d'hiver et à l'écurie surmontée par la grange. Parfois un long couloir dessert logement écurie et grange.
Par contre à AUSSOIS, village très aggloméré, aux maisons à étage souvent mitoyennes sans ouverture à l'Ouest d'où vient le vent dominant, I'originalité est plus grande. Un vaste portail dessert le couloir appelé "poer", vestibule plutôt que couloir d'où partent trois rampes: un escalier pour les étages, un autre descend à l'écurie très enterrée, un plan incliné mène à la grange. De plein pied on accède à la cuisine et à la chambre d'hiver (fig. 3). Dans le village du Bourget, un système un peu semblable est utilisé.
Elle n'existe qu'à BRAMANS et SOLLIÈRE-SARDIÈRES où une porte fait accéder à la cuisine l'autre au couloir (le coort) au fond duquel se trouve l'écurie voûtée et enterrée communiquant avec la cuisine. Un escalier intérieur dessert la grange accessible aussi depuis l'extérieur, et de petites chambres. Une rampe inclinée parallèle à la façade et protégée par l'auvent du toit permet parfois de rentrer dans l''écurie par l'extérieur. Remarquons aussi, surtout à BRAMANS, I'enchevêtrement des maisons et les petites ruelles perpendiculaires à la rue principale où elles débouchent sous des voûtes (fig. 4 et 5).
Quant à l'habitat temporaire, celui où l'on séjourne en alpage, tout en se différenciant nettement de l'habitat permanent, il présente des particularités intéressantes dans deux types principaux:
(A voir: les beaux sites d'alpage de la Motua (Bessans, de la Lenta, Chavières-Entre-deux-Eaux, Vallonbrun, mais il y en a bien d'autres ..)