Éthic Étapes

Éthic Étapes CIS de Val Cenis Haute Maurienne/Vanoise - Savoie - France

Le Blog du CIS

Coup de projecteur sur le Directeur !

Actualité publiée le 4 January 2012


Il a l’accent chantant et chaleureux du Tarn, dont il est originaire. Et la générosité de verbe et de cœur des gens du sud-ouest. Si Christophe Delcellier, dynamique directeur du CIS, n’a pas oublié sa région d’origine, patrie comme il aime à le rappeler de Toulouse Lautrec, Jaurès et La Pérouse, il affirme sans ambages son amour inconditionnel de la Haute Maurienne. Coup de projecteur sur le directeur !
C’est pourtant une tout autre passion que la montagne qui a conduit ce sportif passionné et amoureux de la nature, de la ville rouge vers le CIS. Après un passage de trois années à Sciez, sur les bords du lac Léman en qualité de responsable d’une école de voile, Christophe a fait une rencontre décisive : Bernard Jorcin, ancien directeur du CIS, avec qui il a fondé une nouvelle école de voile sur les bords du lac de Mont Cenis :
« Nous avons réussi entre autres choses à mettre en place des compétitions internationales et l’école a très bien marché, se souvient Christophe, nous tournions avec plus de 30 dériveurs, et avons aussi initié des formations de moniteurs de voile ! ».
Cette école créée par le CIS était néanmoins ouverte à tous, signe de la transdisciplinarité et des qualités d’accueil qui sont l’emblème de ce centre. En sus de cette activité saisonnière, Christophe assurait durant l’hiver la permanence de l’atelier de location de skis et la commercialisation de l’offre du centre. Une bonne façon de s’initier aux arcanes de la direction du centre, complétée par une formation en gestion et en marketing. Le décès inattendu de l’ancien directeur a fini de décider de sa vocation. De directeur par intérim, il a fini par prendre les commandes du navire en 1996. Un choix qu’il n’a jamais regretté :
« Au départ, je pensais rester 4 ou 5 années en Savoie, mais je suis tombé amoureux de cette région, confie Christophe, Impossible de rompre ! Ici, j’adore profiter du passage des saisons qui est très marqué ! ».
De son expérience prolongée à la tête du CIS, ce manager épris de défis tire d’innombrables points positifs :
« Avec l’appui du conseil d’administration et le travail de toute une équipe motivée et solidaire, J’ai accompagné la transition d’une structure associative de tourisme social très liée au monde du bénévolat, vers un tourisme évolué et pérenne, explique-t’il. Cette transformation profonde vers une gestion plus rigoureuse, organisée et maîtrisée, ne s’est pas faite sans choix et sacrifices parfois douloureux. Certaines des structures qui n’ont pas su s’adapter au changement l’ont durement payé ! Mais nous, nous n’avons pas perdu notre âme ! ».
Ce dernier point est essentiel aux yeux de Christophe, pour qui le respect de l’humain reste aussi important que l’engagement pour la protection de la nature. Ce sont d’ailleurs sur ces deux aspects qu’avec lui, le CIS a continué d’afficher sa différence :
« Il y a 40 ans, le CIS avec ses 330 lits et son esprit vert était leader sur ce marché, mais aujourd’hui nous faisons face à des « poids lourds » nationaux et internationaux très bien organisés et très concurrentiels, qui offrent plusieurs milliers de lits. L’offre est plus importante que la demande ! »
Aussi, l’ancrage dans le développement durable, fer de lance du CIS qui a toujours été un précurseur en la matière, reste fondamental à ses yeux :
« On fait du tourisme vert depuis 40 ans, alors les bases étaient là et solides !, sourit Christophe, et on a su s’adapter ».
Christophe a donc orchestré avec vigilance les différents réaménagements du site. Les dortoirs d’antan ont fait place à de petits logements écologiques, lumineux et gais, le recyclage des ordures est une évidence, et la cuisine bio est au menu. Dernières et toutes récentes innovations, les chambres « blanches » équipées de bio rupteurs qui éliminent la pollution électro magnétique !
Tous ces efforts seront bientôt récompensés par l’attribution du très officiel Eco-label européen, qui devrait accompagner l’arrivée du printemps ! Christophe s’en réjouit d’autant plus que ce label est surtout garant d’une excellente prestation offerte aux clients du centre.
Et quand on lui demande ce qui le motive encore aujourd’hui, après cette expérience « durable » au CIS, la réponse fuse, immédiate :
« Plus on avance, et plus ça devient compliqué. Nous travaillons en budget serré, avec des arbitrages à faire et les meilleurs choix possibles pour notre clientèle. Cela demande une grosse capacité d’analyse et de réflexions, c’est un vrai défi pour moi, mais c’est avant tout un moteur ! ».
L’autre défi majeur pour Christophe est d’ordre social. Pour lui, sauvegarder la dimension sociale du CIS est une absolue nécessité :
« En saison d’hiver, nous avons 39 salariés pour assurer le bon fonctionnement du centre. Sans eux, rien ne serait possible, Nous sommes un acteur important de la vie sociale ! Parce que plus qu’un lieu de travail, le CIS est pour tous un lieu de vie ! ».
Dans l’immédiat, la saison d’hiver bat son plein et le carnet de réservation pour le réveillon de la Saint Sylvestre a affiché complet. Et à la mi janvier, le CIS accueillera les touristes venus admirer la Grande Odyssée.
Ses souhaits pour 2012 ?
« Voir se confirmer l’essor du tourisme social essentiel pour la région ! Et puis, du bonheur et de l’amour pour tous, c’est le plus important ! ».
On ne saurait mieux dire !!!!
 


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